Stationner sa voiture sur une voie de bus pour aller chercher du pain ou s’arrêter quelques minutes sur une piste cyclable : ces comportements restent très fréquents en ville. Pourtant, la réglementation française s’est considérablement durcie ces dernières années pour mieux protéger les piétons et les mobilités douces.
Entre stationnement gênant, très gênant ou dangereux, les infractions et leurs montants varient fortement. En partenariat avec les experts de la sécurité routière, voici un guide complet pour comprendre ce que dit la loi et éviter les amendes salées ou la mise en fourrière.
Arrêt vs Stationnement : quelle est la différence ?
Pour éviter toute confusion, le Code de la route distingue clairement deux situations :
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L’arrêt : L’immobilisation provisoire de votre véhicule le temps de faire monter ou descendre des passagers, ou de charger/décharger du matériel. Le conducteur doit impérativement rester au volant ou à proximité immédiate, prêt à déplacer le véhicule à tout moment.
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Le stationnement : Dès lors que le véhicule est immobilisé, que le moteur est coupé ou que le conducteur s’éloigne (même pour 2 minutes), il s’agit d’un stationnement.
Un stationnement gênant, c’est quoi ?

Justement, qu’est-ce qui fait qu’un stationnement est considéré ou non comme gênant ? Un stationnement gênant ne doit pas être confondu avec un stationnement abusif.
Si votre véhicule reste stationné sur une place de parking publique pendant sept jours ou plus, par exemple, alors vous vous trouvez dans le cas du stationnement abusif.
En revanche, selon l’article R417-11 du Code de la Route, vous vous trouvez dans le cas du stationnement gênant si votre véhicule reste stationné sur les :
- trottoirs, passages ou accotements réservés aux piétons
- voies vertes, bandes et pistes cyclables
- emplacements réservés à l’arrêt ou au stationnement des véhicules de transport public
- ponts, dans les passages souterrains et tunnels.
Mais aussi :
- A proximité des feux de circulation ou des panneaux de signalisation
- Dans un rond-point ou carrefour
Un stationnement gênant n’est pas un stationnement dangereux
A partir de quand un stationnement gênant devient-il dangereux ? La réponse se trouve encore une fois dans l’article R417-11 du Code de la Route. Dans la section consacrée à l’arrêt ou le stationnement dangereux, gênant ou abusif : « Sont notamment considérés comme dangereux, lorsque la visibilité est insuffisante, l’arrêt et le stationnement à proximité des intersections de routes, des virages, des sommets de côte et des passages à niveau. »
De plus, nous verrons qu’un stationnement dangereux n’est pas sanctionné de la même façon qu’un stationnement gênant.
Stationnement gênant : contraventions
Selon le barème des contraventions, un stationnement gênant peut vous faire encourir une amende de deuxième ou de quatrième classe en fonction du degré de « gêne » occasionnée.
Pour éviter les contraventions et rouler l’esprit libre, pensez à réserver votre place de parking sécurisée avec Onepark.
Tableau comparatif des sanctions et amendes (Édition 2026)
| Type de stationnement | Article du Code de la route | Classe d’amende | Amende forfaitaire | Amende majorée | Retrait de points | Risque de fourrière ? |
| Stationnement gênant | Art. R417-10 | 2e classe | 35 € | 75 € | 0 point | Oui |
| Stationnement très gênant | Art. R417-11 | 4e classe | 135 € | 375 € | 0 point | Oui (immédiate) |
| Stationnement dangereux | Art. R417-9 | 4e classe | 135 € | 375 € | 3 points | Oui + suspension permis possible (jusqu’à 3 ans) |
| Stationnement abusif | Art. R417-12 | 2e classe | 35 € | 75 € | 0 point | Oui (enlèvement obligatoire) |
Immobilisation et mise en fourrière : comment ça se passe ?
Dès lors qu’une infraction pour stationnement gênant, très gênant ou dangereux est constatée par les forces de l’ordre (Police nationale, Gendarmerie ou Police municipale), l’immobilisation et l’enlèvement du véhicule peuvent être ordonnés immédiatement si le conducteur est absent ou refuse de déplacer sa voiture.
En plus du montant de l’amende, les frais de garde et d’enlèvement en fourrière restent intégralement à la charge du propriétaire du véhicule.
FAQ — Questions fréquentes sur le stationnement
Perdez-vous des points pour un stationnement sur un trottoir ou une piste cyclable ?
Non. Le stationnement très gênant (trottoir, piste cyclable, passage piéton) entraîne une amende forfaitaire de 135 €, mais aucun retrait de point sur le permis de conduire. Seul le stationnement dangereux entraîne un retrait de 3 points.
Peut-on contester une amende pour stationnement gênant ?
Oui, vous disposez d’un délai de 45 jours à compter de la date d’envoi de l’avis de contravention pour formuler une requête en exonération en ligne sur le site de l’ANTAI (Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions) ou par courrier recommandé.
Quelle est la différence entre une amende de stationnement et un Forfait Post-Stationnement (FPS) ?
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Le FPS concerne uniquement le non-paiement ou le dépassement du temps de stationnement payant sur voirie (géré par les municipalités).
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Les amendes de stationnement (35 € ou 135 €) sanctionnent des infractions au Code de la route (stationnement interdit, gênant, très gênant ou dangereux).
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